🇩🇪 Friedrich Merz appelle à une « position européenne claire » sur les droits de douane avant son déplacement aux États-Unis
Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré vouloir établir une « position européenne claire » sur la question des droits de douane avant son prochain voyage officiel aux États-Unis. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions commerciales persistantes entre les deux rives de l’Atlantique, alors que plusieurs secteurs stratégiques européens redoutent l’introduction ou le renforcement de barrières tarifaires.
Selon le dirigeant allemand, l’Europe doit parler d’une seule voix afin de défendre efficacement ses intérêts économiques face à Washington. « Il est essentiel que nous arrivions aux États-Unis avec une stratégie commune et cohérente », aurait-il affirmé lors d’une réunion préparatoire avec des responsables européens. Pour Berlin, il ne s’agit pas seulement d’une question commerciale, mais d’un enjeu politique majeur touchant à la souveraineté industrielle et à la stabilité économique du continent.
Les discussions portent notamment sur les droits de douane appliqués à certains produits industriels, aux technologies vertes ainsi qu’aux exportations automobiles, un secteur clé pour l’économie allemande. L’Allemagne, première puissance industrielle de l’Union européenne, est particulièrement exposée à toute hausse tarifaire susceptible de freiner ses exportations vers le marché américain.
Au sein de l’Union européenne, plusieurs États membres ont exprimé la nécessité d’adopter une ligne commune afin d’éviter des négociations bilatérales fragmentées qui affaibliraient la position collective du bloc. Bruxelles insiste sur l’importance du dialogue transatlantique, mais souligne également que l’Europe doit être prête à défendre ses intérêts par des mesures proportionnées si nécessaire.
Le voyage de Friedrich Merz aux États-Unis est perçu comme une étape cruciale pour relancer la coopération économique entre les deux partenaires historiques. Les relations commerciales transatlantiques représentent des centaines de milliards d’euros d’échanges chaque année et constituent l’un des piliers de l’économie mondiale. Toutefois, les désaccords récents sur les subventions industrielles, la transition énergétique et les politiques protectionnistes ont ravivé les tensions.
Le chancelier allemand souhaite donc obtenir un mandat clair de la part de ses partenaires européens avant d’engager des discussions avec l’administration américaine. L’objectif affiché est de préserver un commerce équitable et ouvert, tout en protégeant les industries européennes stratégiques contre toute concurrence jugée déloyale.
Les observateurs estiment que cette initiative reflète une volonté plus large de renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe dans un contexte international marqué par la montée du protectionnisme. Pour Merz, l’unité européenne demeure la meilleure garantie pour peser face aux grandes puissances économiques.
Alors que son déplacement approche, les consultations s’intensifient au sein des institutions européennes afin d’aboutir à une position commune. Le résultat de ces discussions pourrait influencer durablement l’équilibre des relations commerciales entre l’Europe et les États-Unis dans les années à venir.